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Entretien avec Manou Gallo (Artiste-bassiste)

Manu Gallo face à son public pour deux concerts les 22 et 23 mai au Parker Place de Marcory en Zone 4. Après cinq longues années de silence, la bassiste reprend sa guitare pour présenter aux mélomanes Abidjanais son nouveau projet artistique. Dans cet entretien, l’artiste donne les raisons de son retour et se prononce sur le concert anniversaire manqué de David Tayorault…

 

Vous annoncez une série de spectacles au Parker Place les 22 et 23 mai. N’est-ce pas un retour inattendu sur la scène musicale ivoirienne, après presque cinq années de silence ?

 

Je reviens en réalité avec un projet qui devrait à la longue se dérouler tous les ans. On me reproche de ne pas beaucoup jouer en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, avec le Parker Place, nous travaillons à l’institutionnalisation de ce projet. Après un long moment de silence, je décide de revenir sur la scène musicale à Abidjan. Ce ne sont pas que des spectacles. Mais Manou Gallo a envie de montrer aux Ivoiriens que la petite fille du groupe Woya a grandi. Je veux montrer que la musicienne s’est transformée pendant toute cette période. Le Parker Place qui peut accueillir toutes sortes de musiques est le cadre idéal pour marquer ce retour. Ce sera deux spectacles aux couleurs du jazz, du rock, du High life, de l’Afro-groove.

 

Quel est le contenu de ce projet artistique qui va vous permettre de reconquérir votre public ?

 

Il y a beaucoup de choses autour de ces spectacles. Il y a d’abord cette sortie à l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (Insaac) auprès des jeunes artistes. Je veux partager mon expérience avec ces jeunes. Car, il y a une différence fondamentale entre faire une carrière et vivre de son art. Je bénéficie d’un certain succès à l’international. Cela, sans doute, parce qu’il n’est pas courant de rencontrer une femme bassiste sur scène. J’ai eu la chance d’apprendre la base et de recevoir comme un don, la percussion. Je veux donner des conseils à ces jeunes sur comment un artiste doit construire une carrière internationale. Mon objectif est également de pousser mes sœurs à l’utilisation d’un instrument de musique. En Afrique, il n y a pas assez de femmes instrumentalistes. Mais les choses sont en train de changer. J’ai récemment vu plusieurs filles qui se sont mises à manier des instruments. Ensuite, il aura les deux concerts. J’ai envie de donner le meilleur de moi-même sur cette scène du Parker place. Je serai accompagnée par quatre musiciens. Le batteur hollandais, Lucas Van Marwijk, avec qui je travaille depuis 2011, mènera cette bande.

 

L’artiste David Tayorault avait récemment tenté de reconstituer les Woya à l’occasion de ces 30 ans de carrière. L’opération a par la suite capoté. Est-ce que Manu Gallo avait été associée à ce projet ?

 

Je devais effectivement participer à ce concert hommage à David Tayorault pour ses 30 ans de carrière. Il est venu me voir à Bruxelles pour m’expliquer le projet. Je lui tire d’ailleurs mon chapeau pour cette si belle carrière. C’est dommage que la fête ait été reportée à la dernière minute. Mais, je pense que cela va se faire. Et, nous serons présents pour soutenir David.

 

On reproche à Manou Gallo de faire de la musique loin des réalités africaines. Une musique pour un public occidental ?

 

Je ne fais une musique de blancs. Il est vrai qu’on ne me connait pas vraiment dans mon pays, la Côte d’Ivoire. Mais, ma musique est destinée à tout le monde. C’est d’ailleurs pourquoi, j’ai tapé à toutes les portes pour mettre en route ce projet artistique. Qui, je l’espère, va se transformer plus tard en festival. Ce concert au Parker Place est particulier pour moi. Cela parce que, c’est chez moi. Ça fait cinq ans que je n’ai pas sorti d’album. Je ne voulais pas me mettre plus de pression. Maintenant, je suis prête pour révéler la nouvelle Manu Gallo

 

Source: L expression

 

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